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Utilisés dans le but d’éviter une grossesse, les contraceptifs hormonaux actuellement commercialisés sont nombreux : pilule, contraceptif d’urgence, implant sous-cutané, patch, anneau vaginal et SIU (système intra-utérin). Le choix s’effectue en fonction de différents critères : âge, antécédents familiaux, relation actuelle…

DÉFINITION
Les contraceptifs hormonaux disponibles sur le marché sont composés d’œstrogènes et/ou de progestatifs, 2 types de molécules ayant des modes d’action distincts. En effet, les progestatifs agissent en modifiant la composition de la glaire cervicale et de l’endomètre, empêchant ainsi la pénétration des spermatozoïdes à travers le col utérin et rendant la nidation de l’œuf fécondé dans l’endomètre impossible. Les oestrogènes, eux, ont pour principal effet d’inhiber l’ovulation. Les progestatifs sont parfois utilisés seuls, en revanche, les oestrogènes sont toujours associés aux progestatifs. Les estroprogestatifs résultant de l’association des 2 hormones renforcent ainsi l’action contraceptive.

LES DIFFÉRENTES VOIES D’ADMINISTRATION
Disponibles sous diverses formes, les contraceptifs hormonaux sont administrés via différentes voies :
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Par voie orale : il existe 2 types de pilules : les estroprogestatives et les progestatives. Parmi les pilules estroprogestatives, différents dosages permettent de les classer en 3 catégories : les fortement dosées (50µg minimum d’ethinyl-oestradiol par comprimé), les normo-dosées (entre 30 et 50µg) et les mini-dosées (5 à 20µg). Il existe également sur le marché des micro et des macropilules progestatives (apport exclusif de progestérone dans des quantités +/- importantes).
Une autre pilule est également disponible en officine : la contraception d’urgence ou
pilule du lendemain. Elle s’utilise dans la journée suivant un rapport sexuel susceptible d’être fécondant. Il en existe actuellement 2 sur le marché : l’une est composée uniquement d’un progestatif et l’autre associe progestatif et œstrogène.
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Par voie sous-cutanée : ce sont des implants sous-cutanés en silicone, libérateurs de progestatif. Ils sont implantés sur la face interne du bras (sous la peau) et libèrent dans le sang un progestatif en quantité suffisante pour bloquer l’ovulation. Ce dispositif peut rester en place durant 3 ans et ensuite être remplacé par un autre.
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Par voie transdermique : les patchs estroprogestatifs sont appliqués sur la face externe des bras, la partie supérieure du torse (mais jamais sur les seins), sur les fesses ou l’abdomen et ont les mêmes indications que les pilules estroprogestatives. Le traitement est d’une durée de 3 semaines (1 patch par semaine) suivi d’une semaine de repos durant laquelle surviendront les règles.
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Par voie transvaginale : l’anneau vaginal estroprogestatif est placé dans le fond de la cavité vaginale pour une période de 3 semaines durant laquelle il libère les hormones contenues dans une pilule combinée. Au bout des 3 semaines, il est retiré et à ce moment là, les règles surviennent.
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Par voie locale : Le stérilet ou système intra-utérin (SIU) est un corps étranger placé dans la cavité utérine lors d’une consultation gynécologique. Doté d’un petit réservoir de progestérone, libérée au fil des jours, le SIU entraîne des modifications de la muqueuse utérine qui devient alors inapte à assurer le développement d’un embryon.

CONSEILS:
Quelques précautions:
- Il est recommandé d’associer la prise de la pilule à un moment précis de la journée (petit déjeuner par exemple).
- Ll'association pilule-tabac entraîne des risques de maladies cardiovasculaires.
- En cas de prédisposition au « masque de grossesse » (survenue lors d’une précédente grossesse), l’exposition solaire doit être évitée.
- Un suivi médical doit être mis en place : 3 mois après l’instauration d’une contraception, une 1
ère visite médicale permet de détecter d’éventuels effets indésirables et de contrôler la pression artérielle. Par la suite, une visite de contrôle est recommandée environ tous les 5 ans.
- La
pilule du lendemain ne protège du risque de grossesse que le rapport venant d’avoir lieu, elle doit être prise dans les 12h à 72h qui le suivent. Jusqu’à la fin du cycle, il est recommandé d’utiliser une contraception locale (préservatifs, spermicides). Ce type de contraception doit rester exceptionnel.
De plus, malgré des campagnes d’information régulières, on note une mauvaise utilisation de la contraception chez les femmes, expliquant la survenue de grossesses non désirées. Un travail de prévention doit donc être fait sur ce sujet pour une meilleure observance. Toutefois, en cas d’oubli, les consignes suivantes doivent être suivies :
- si
l’oubli est inférieur à 12h pour une pilule estroprogestative ou à 3h pour une micropilule, prendre le comprimé oublié et continuer la plaquette normalement,
- si
l’oubli est supérieur à 12h ou à 3h, prendre la pilule oubliée, poursuivre la plaquette et utiliser un contraceptif local jusqu’au début du cycle suivant,
- en cas d’absence de règles, préconiser un test de grossesse.
Le type de contraception choisi par une patiente dépend de critères médicaux mais également de ses choix personnels.