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À ce jour, cette pathologie touche plus de 200 millions de personnes à travers le monde et elle représente la principale cause d’infarctus du myocarde, d’amputation et de cécité.

DÉFINITION
Le diabète correspond à une hyperglycémie chronique, c’est-à-dire un taux de glucose dans le sang supérieur à 1,26 g/L à jeun. 2 grands types de diabète sont classiquement définis: le diabète de type 1, autrefois appelé insulino-dépendant, et le diabète de type 2, autrefois appelé non insulino-dépendant.

CAUSES
Le premier est une maladie auto-immune résultant de l’absence de sécrétion d’insuline par les cellules du pancréas. L’administration d’insuline à vie est donc indispensable.
Dans le second cas, la carence en insuline est progressive, elle survient généralement vers 40-50 ans. Le diabète de type 2 résulte de l’association de 2 anomalies: une insulino-résistance (moindre sensibilité à l’insuline des cellules cibles de l’organisme: foie, muscle, tissu adipeux) et une moindre sécrétion d’hormone en réponse au glucose. Des facteurs de prédisposition tels que l’hérédité, le surpoids ou le manque d’activité physique favorisent ce type de diabète.

SYMPTÔMES
Les symptômes les plus apparents sont :
-
diabète du type 1: perte de poids, soif excessive et déshydratation, miction fréquente, faim insatiable, vision trouble, faiblesse, fatigue, somnolence, vomissements ou nausée, irritabilité soudaine.
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diabète de type 2: les symptômes sont moins perceptibles (cicatrisation lente des blessures, flou visuel, sautes d'humeur, fatigue…). Certaines personnes se sentent même en bonne santé jusqu'à ce que des examens révèlent qu'elles sont diabétiques.

DIAGNOSTIC
Quel que soit le type de diabète, le diagnostic passe par une prise de sang. Les 2 principaux tests utilisés sont la mesure directe de la glycémie à jeun et la mesure de la capacité du corps à gérer l'excès de sucre présent après avoir bu une boisson à forte teneur en glucose.

TRAITEMENTS
Dans un 1
er temps, le traitement du diabète repose sur les «règles hygiéno-diététiques»; une alimentation équilibrée, l'obtention ou le maintien d'un poids le plus proche de la normale, la pratique régulière d'une activité physique régulière et l'arrêt du tabac en sont les bases.
Si celles-ci ne suffisent pas, un traitement médicamenteux (comprimés, injection d’insuline ou les 2), doit alors être envisagé. En fonction du «mal à traiter», il existe différentes thérapeutiques : les sulfamides hypoglycémiants (gliclazide, glibenclamide, glipizide, glimépiride) et le repaglinide stimulent la sécrétion d’insuline; la metformine et les thiazolinediones ou glitazones agissant contre l’insulino-résistance; l’acarbose et le miglitol empêchent l’absorption des glucides.
En cas d’échec des traitements précédents, le recours à l’insulinothérapie est alors privilégié.
Le choix des médicaments varie en fonction de chaque diabétique. Leur action peut n’avoir qu’un temps et il faut souvent les associer, les augmenter et ne pas attendre trop longtemps si l’insuline est nécessaire.

PRÉVENTION ET CONSEILS

Le traitement quotidien d’un diabétique est contraignant. Afin de minimiser les facteurs de risque, il est essentiel de donner aux patients quelques recommandations :
- l’hygiène buccodentaire: le diabète entraîne souvent des complications buccales (gingivite, parodontite); il convient donc de préconiser au patient un brossage personnalisé, l’utilisation d’un dentifrice et d’un bain de bouche antibactériens et une brosse à dents souple, tous adaptés aux problèmes de gencives,
- l’activité physique est un facteur d'équilibre: marcher, bricoler, jardiner sont donc essentiels,
- l’alimentation: privilégier l’apport en sucres complexes et en fibres, limiter la consommation de lipides, manger en quantité raisonnable et dans le cadre du repas pour éviter les hyperglycémies souvent dues à la consommation isolée d’un aliment riche en sucre.
Lutter contre le diabète passe par une véritable éducation : le patient doit apprendre à être automne, mesurer sa glycémie, interpréter les résultats et si nécessaire, s’injecter l’insuline.

SUIVI

 

Suivre son diabète est nécessaire pour maintenir un équilibre qui vous permettra d'éviter au maximum les complications à long terme. En effet, plus les taux de glycémies augmentent, plus le risque de développer des complications à long terme est important.

  ll existe 3 critères de suivi essentiels du diabète :

· La glycémie capillaire : permet de doser le taux de sucre dans le sang. Elle ne doit se situer entre 0,70 g/l et 1,00 g/l le matin à jeun.

· La surveillance urinaire : permet de détecter la présence de sucre ou d’acétone dans les urines.

·     L'Hémoglobine Glyquée (HbA1c) : permet d’évaluer la glycémie moyenne des 2 mois précédents. Elle ne doit pas dépasser 7%. 

 

La fréquence des contrôles glycémiques :

Pour les patients traités par antidiabétiques oraux, le contrôle glycémique n’est pas systématique.

Pour les patients traités par insuline, la fréquence des contrôles glycémiques doit être adaptée au traitement. Dans le cas d’un traitement par pompe ou par injections multiples, 4 à 7 contrôles par jour permettront d’adapter au mieux les doses d’insuline et les glycémies.

Ces contrôles sont adaptés en fonction de certains cas particuliers : grossesse, sport, maladies infectieuses...