





du
LUNDI au SAMEDI
de
8h30 à 19h30 NON-STOP
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 À ce jour, cette pathologie
touche plus de 200 millions de personnes à travers le monde et elle représente
la principale cause d’infarctus du myocarde, d’amputation et de
cécité.
DÉFINITION Le diabète correspond à
une hyperglycémie chronique, c’est-à-dire un taux de glucose dans le sang
supérieur à 1,26 g/L à jeun. 2 grands types de diabète sont classiquement
définis: le diabète de type 1, autrefois appelé insulino-dépendant, et le
diabète de type 2, autrefois appelé non insulino-dépendant.
CAUSES Le premier est une
maladie auto-immune résultant de l’absence de sécrétion d’insuline par les
cellules du pancréas. L’administration d’insuline à vie est donc
indispensable. Dans le second cas, la carence en insuline est progressive,
elle survient généralement vers 40-50 ans. Le diabète de type 2 résulte de
l’association de 2 anomalies: une insulino-résistance (moindre sensibilité à
l’insuline des cellules cibles de l’organisme: foie, muscle, tissu adipeux) et
une moindre sécrétion d’hormone en réponse au glucose. Des facteurs de
prédisposition tels que l’hérédité, le surpoids ou le manque d’activité physique
favorisent ce type de diabète.
SYMPTÔMES Les symptômes les plus
apparents sont : - diabète
du type 1: perte
de poids, soif excessive et déshydratation, miction fréquente, faim insatiable,
vision trouble, faiblesse, fatigue, somnolence, vomissements ou nausée,
irritabilité soudaine. - diabète
de type 2: les
symptômes sont moins perceptibles (cicatrisation lente des blessures, flou
visuel, sautes d'humeur, fatigue…). Certaines personnes se sentent même en bonne
santé jusqu'à ce que des examens révèlent qu'elles sont diabétiques.
DIAGNOSTIC Quel que soit le type de
diabète, le diagnostic passe par une prise de sang. Les 2 principaux tests
utilisés sont la mesure directe de la glycémie à jeun et la mesure de la
capacité du corps à gérer l'excès de sucre présent après avoir bu une boisson à
forte teneur en glucose.
TRAITEMENTS Dans un 1er temps, le traitement du
diabète repose sur les «règles hygiéno-diététiques»; une alimentation
équilibrée, l'obtention ou le maintien d'un poids le plus proche de la normale,
la pratique régulière d'une activité physique régulière et l'arrêt du tabac en
sont les bases. Si celles-ci ne suffisent pas, un traitement médicamenteux
(comprimés, injection d’insuline ou les 2), doit alors être envisagé. En
fonction du «mal à traiter», il existe différentes thérapeutiques : les
sulfamides hypoglycémiants (gliclazide, glibenclamide, glipizide, glimépiride)
et le repaglinide stimulent la sécrétion d’insuline; la metformine et les
thiazolinediones ou glitazones agissant contre l’insulino-résistance; l’acarbose
et le miglitol
empêchent l’absorption des glucides. En cas d’échec des traitements
précédents, le recours à l’insulinothérapie est alors privilégié. Le choix
des médicaments varie en fonction de chaque diabétique. Leur action peut n’avoir
qu’un temps et il faut souvent les associer, les augmenter et ne pas attendre
trop longtemps si l’insuline est nécessaire.
PRÉVENTION
ET CONSEILS
Le traitement quotidien d’un
diabétique est contraignant. Afin de minimiser les facteurs de risque, il est
essentiel de donner aux patients quelques recommandations : - l’hygiène
buccodentaire: le diabète entraîne souvent des complications buccales
(gingivite, parodontite); il convient donc de préconiser au patient un brossage
personnalisé, l’utilisation d’un dentifrice et d’un bain de bouche
antibactériens et une brosse à dents souple, tous adaptés aux problèmes de
gencives, - l’activité physique est un facteur d'équilibre: marcher,
bricoler, jardiner sont donc essentiels, - l’alimentation: privilégier
l’apport en sucres complexes et en fibres, limiter la consommation de lipides,
manger en quantité raisonnable et dans le cadre du repas
pour éviter les hyperglycémies souvent dues à la consommation isolée d’un
aliment riche en sucre. Lutter contre le diabète passe par une véritable
éducation : le patient doit apprendre à être automne, mesurer sa glycémie,
interpréter les résultats et si nécessaire, s’injecter l’insuline.
SUIVI
Suivre son diabète
est nécessaire pour maintenir un équilibre qui vous permettra d'éviter au
maximum les complications à long terme. En effet, plus les taux de glycémies
augmentent, plus le risque de développer des complications à long terme est
important.
ll existe
3 critères de suivi essentiels du diabète :
· La glycémie
capillaire : permet de doser le
taux de sucre dans le sang. Elle ne doit se situer entre 0,70 g/l et 1,00 g/l le
matin à jeun.
· La
surveillance urinaire : permet de détecter
la présence de sucre ou d’acétone dans les urines.
· L'Hémoglobine
Glyquée (HbA1c) : permet d’évaluer la glycémie
moyenne des 2 mois
précédents. Elle
ne doit pas dépasser 7%.
La fréquence des
contrôles glycémiques :
Pour les
patients traités par antidiabétiques oraux, le contrôle glycémique n’est pas
systématique.
Pour les patients
traités par insuline, la fréquence des contrôles glycémiques doit être adaptée
au traitement. Dans le cas d’un traitement par pompe ou par injections
multiples, 4 à 7 contrôles par jour permettront d’adapter au mieux les doses
d’insuline et les glycémies.
Ces contrôles sont
adaptés en fonction de certains cas particuliers : grossesse, sport, maladies
infectieuses...
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